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Cette commune des 750
habitants répartis en deux villages évolue dans un environnement
hostile et les événements naturels ont marqué son histoire.
Les débâcles de la Dranse, les déferlements du Durnand, les
éboulements, les incendies le dernier en 1933 fit deux morts et
dévasta 58 constructions.
On en retiendra surtout un fait particulier de ces drames. Lors de
la débâcle du Giétroz, en 1818, qui dévasta la vallée de
Bagne et Martigny, Bovernier fut épargné. La vitesse du courant fit
passer le flot avec ses débris, haut comme une maison, dans le lit de
la Dranse sans provoquer de gros dégâts. Les Bovernions, on peut le
dire, vivent au présent, le goût de l'instant suffit à leur bonheur.
Travailleurs, ils s'adaptent rapidement aux mutations.
Ainsi, lorsque l'agriculture devint moins rentable, ils abandonnèrent
progressivement les exploitations. Aujourd'hui à part la vigne et
l'arboriculture, Bovernier ne compte plus une bête d'élevage.
Les mayens du vallon de Champex sont devenus lieu de repos et de
convivialité. Il n'est pas rare le dimanche matin, en été, d'entendre
de sonores chalets. L'apéritif regroupant plusieurs propriétaires
permet à la gaieté bovernionne de s'exprimer.
Aucune soirée, aucune fête ne se déroule sans que chants,
plaisanteries, ne soient de la partie.
Les Brandons sont célèbres loin à la ronde, ce premier dimanche de
Carême permet de plaisanter sur les travers des habitants du lieu.
Mais ce ton badin n'empêche pas les Bovernions de veiller avec
attention aux choses sérieuses et d'être attentifs aux autres. Là où
certains mettent de la gravité, le Bovernion y met de la gaieté ce qui fait que loin à la ronde on les envie. Peut-être bien que
La Fontaine quand il écrivait " le savetier et le
financier" avait passé par Bovernier !
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